2006-10-06

Retrouvailles avec les morts

par fstadelmann @ 10:25 [ Default ]

Le soleil malgache rayonne déjà fort ce matin : ce sera une belle journée d'hiver austral que ce samedi de septembre pour procéder à la cérémonie de retournement des morts ou famadihana. Cette cérémonie fait partie du culte des razana (ancêtres), d'une haute importance pour les Malgaches. Elle consiste en un rituel bien défini, basé sur l'exhumation des morts par la famille, le changement de linceul, et le retour dans le tombeau, existant ou nouveau.

C'est une journée de devoir envers les ancêtres, chargée de respect et de vénération, et de communion entre les vivants et les morts car ils vont passer une journée entière ensemble, avec des contacts non seulement spirituels mais physiques. Les razana ayant un pouvoir bénéfique dans la culture malgache, c'est l'occasion de leur demander leur bénédiction ainsi que leur protection. Tous ces aspects font du famadihana une grande journée de réjouissances, qui s'exprimera par le partage (repas, dépenses) et par de la musique, des chants et des danses.

Ce matin, il s'agit en fait d'un double famadihana, car nous allons non seulement recouvrir les morts d'un nouveau linceul de soie, le lamba, mais en plus ma tante par alliance a construit un nouveau tombeau sur la propriété familiale, à côté des trois autres tombes, où seront transférés les corps.

Ce nouveau tombeau est superbe, blanc et gris, avec une énorme porte taillée dans un bloc de pierre de belle épaisseur; à l'intérieur se trouvent des étagères en pierre qui permettront d'accueillir tous les membres de la famille au cours des prochaines années. Des casiers ont été prévus en bas, où les morts récents seront déposés sur un lit de charbon de bois. A l'extérieur de la pièce mortuaire, sur la "veranda" du tombeau, une petite cave a été construite pour y mettre les enfants morts à la naissance, les zazarano (littéralement "enfant-eau"), car, aussi surprenant que cela puisse paraître, ils se transforment en eau au bout de quelques années.

Nous allons procéder dans quelques instants au retournement de quatre personnes : le père et la mère de ma tante (grands-parents de mon mari), décédés en 1968, déjà retournés en 1994 et réunis dans un seul et même linceul ; son mari, européen, décédé voilà neuf ans et sa fille, disparue prématurément depuis huit ans.

Pour les Malgaches, cette cérémonie est non seulement un devoir mais aussi une joie : toutefois, la journée sera éprouvante pour la famille proche, surtout concernant mon oncle et plus encore ma cousine, partie trop tôt.

La famille se réunit tous les jours depuis une semaine, pour soutenir ma tante, sa sÅ"ur, ses enfants et ses petits enfants. On l'assiste sur tous les détails de logistique, en plus de la réception: les différentes étapes de la cérémonie, les nouveaux lambas pour l'enveloppement, et divers accessoires comme peigne, miroir, rubans et quelques litres de rhum pour les différents intervenants.

La veille de la cérémonie, nous sommes tous allés appeler les ancêtres devant le tombeau à la tombée de la nuit, non sans oublier de verser un peu de rhum devant le tombeau, c'est le joro (la part des ancêtres).

Le maître de cérémonie, le mpanandro (devin-astrologue), a défini la date et le déroulement des opérations. Il est assisté de deux équipes : la rouge, un orchestre mobile et la blanche, en charge de l'exhumation et de l'enveloppement des corps. L'orchestre est composé d'une dizaine de musiciens, trompettistes, flûtistes, batteurs... Ils ont troqué leur bel habit traditionnel composé d'une redingote rouge, nouée à la ceinture d'un lamba coloré, d'un pantalon blanc, et d'un chapeau de paille, contre un uniforme nettement moins chic mais sans doute plus fonctionnel : un pantalon de treillis rouge, une chemise bleu pâle à manches courtes et une casquette noire.

Outre leur rôle premier qui est d'appeler les esprits, leur présence est déterminante dans l'accompagnement de la journée, elle égaye l'atmosphère et insuffle l'énergie nécessaire à la famille. On les encourage en les gratifiant de quelques litres de rhum, malheureusement, en fin de matinée, la musique faiblit et devient une peu dissonante ! Côté "enveloppeur", on est en combinaison blanche. Le mpanandro est le seul en costume, coiffé d'un feutre.

La veille et l'avant-veille, les amis et les relations se sont succédé en fin d'après-midi afin de présenter leurs félicitations à ma tante et à ma belle-mère pour l'événement à venir et remettre une enveloppe contenant une petite participation aux frais générés par la fête, le kodrazana.

Ce matin, la famille proche représentant une vingtaine de personnes est là, autour des tombes et du nouveau tombeau. Tous arborent une mine un peu grave car ce qui les attend est un peu difficile. Mon mari (NdlR : l'ambassadeur Bruno Ranarivelo), rompu à ce genre de cérémonie, donne le top du départ. L'équipe blanche commence à donner des coups de pioche sur la tombe, pour la desceller. On commence par celle des grands-parents. Ã- l'ouverture, un cri d'effroi : la tombe est remplie d 'eau, il y a eu une infiltration, le cercueil flotte dans l'eau. Tout le monde se demande dans quel état seront les corps.

Après de multiples efforts, on parvient à hisser le cercueil rempli d'eau sur le bord de la tombe. Fait de bois de camphrier douze ans auparavant, lors du premier retournement, il est heureusement impeccable. Un coup de pioche sur son flanc le libère de l'eau à l'intérieur, qui se déverse à flot. Ã- nouveau un moment critique : que va-t-on découvrir à l'ouverture du cercueil ? Dans l'inquiétude générale, l'orchestre joue de plus belle. ça y est, c'est ouvert, le linceul en soie réunissant les deux corps est miraculeusement intact, on le sort délicatement et on le dépose sur une natte prévue à cet effet. Avant d'emballer les corps dans un nouveau linceul, il faut que le couple sèche bien au soleil, heureusement déjà ardent. Le mpanandro prononce un petit discours rituel. Ma tante est soulagée car elle a maintenant la preuve que ce retournement était urgent et nécessaire, en particulier pour ses pauvres parents, totalement immergés.

L'on passe sans attendre à l'ouverture de la deuxième tombe, car cette partie (l'exhumation et l'enveloppement) doit être terminée avant l'arrivée des invités à 11 heures. Tout va assez vite cette fois, trop même : une fois la pierre tombale descellée, on hisse le cercueil, colossal avec ses poignées argentées. Mon oncle a juste été enveloppé dans un linceul à sa mort, mais pas attaché serré, à la malgache.

L'équipe blanche passe les mains sous le linceul et le transfère sur la natte. On devine qu'il s'est bien conservé grâce à la soie, même si cela est moins frappant que pour un enveloppement à la malgache, où le corps est véritablement momifié. Il est juste un peu plus petit et plus maigre et paraît assez léger. Ma tante s'incline, caresse le corps à travers le linceul, elle est forte. Un premier tissu blanc enveloppe le corps puis un lamba de soie naturelle brune à rayures noires, vertes et rouges se superpose. Une bouteille vide avec le nom de mon oncle est glissée dans le linceul, pour les générations futures. Un ruban lie les deux extrémités ensemble. C'est beau.

On passe maintenant à ma cousine. C'est le moment le plus émouvant car beaucoup des personnes présentes lui sont contemporaines et partagent de merveilleux souvenirs d'une jeunesse dorée dans les années soixante. Son fils est là, ainsi que son mari. On procède de même que pour son père. On la recouvre d'un riche lamba blanc et or, elle est superbe.

Il faut maintenant apporter les corps sur la table où ils vont être exposés au milieu de fleurs et de leurs photos. On décide de laisser le grand-père et la grand-mère prendre l'air, de toute façon, ils ont déjà eu leur fête il y a 12 ans. Les fils de la famille hissent les linceuls sur leur épaule, la musique bat son plein, le mpanandro ouvre la marche, quelque peu triomphale. On les installe bien confortablement, tout est prêt, les invités ne vont pas tarder.

Les voilà, ils arrivent : ils passent d'abord admirer les rois de la fête, contempler leurs photos, arrangées sur un grand panneau en raphia. L'ambiance est détendue, tout le monde est ému mais heureux. Ma tante et ma cousine supervisent les opérations tout en étant accaparées par les invités. On passe à table, mon mari prononce deux kabary (discours), l'un en malgache l'autre en français. Le repas est riche, comme il se doit : viande grasse, riz à profusion (vary be menaka) mais aussi plats raffinés.

A 2h30, conformément à la décision du mpanandro, il faut faire rentrer les "retournés" dans leur nouvelle demeure. La musique est repartie. Les petites-filles en tête du cortège, chargées de fleurs, les hommes en dernier, on doit faire plusieurs fois le tour du tombeau, entre trois et sept fois selon la coutume, dans le sens des aiguilles. On les installe à l'intérieur, le père à côté de sa fille et les grands-parents enfin au sec dans leur beau lamba. La porte massive est close. La clé en revient au petit-fils.

Le mpanandro déclame son discours à toute vitesse, on lui a dit de faire vite, car les Malgaches sont des experts en kabary et en formules rituelles de politesse très alambiquées. Un frère franciscain, ami de la famille, clôt la cérémonie par quelques mots, sur le mystère de la vie éternelle, qui nous ravissent. Le soleil commence à rosir, la musique s'arrête. Les invités partent, la famille proche se réunit et se congratule. La soirée sera longue et arrosée. Tout s'est bien passé, ma tante est exténuée, mais comme délivrée et toute légère : c'est la magie du famadihana.

L'Express (Port Louis) 5 Octobre 2006


Le cacao malgache plus coopératif

par fstadelmann @ 10:16 [ Default ]
Les paysans s'unissent pour contourner les intermédiaires et traiter avec les exportateurs.
«L es collecteurs trafiquaient les balances et mélangeaient nos récoltes. Maintenant, on contrôle mieux notre qualité et on gagne plus d'argent.» Ferdinand Jaomanoro est fier de présenter la coopérative de cacao Mandroso (En avant) qu'il préside. Installée à Ambalavelona, elle est la plus importante des onze coopératives récemment créées dans la région d'Ambanja, au nord du pays. Il montre caisses et claies de séchage, et garde précieusement les clés du local. «Nous sentons déjà les bénéfices», assure-t-il, satisfait d'avoir bouleversé le schéma de commercialisation d'un produit qui n'avait jamais été aussi en vogue à Madagascar. Tombozara, l'un des membres, a pu s'acheter un vélo ; d'autres une moto. Mais ce changement ne fait pas les affaires de tout le monde. «Chaque nuit, on se relaie pour surveiller notre cacao, raconte Ferdinand, onze personnes ont déjà été attaquées.» 
Incertitudes. Principaux suspects de ces intimidations, les collecteurs locaux, qui ont perdu un marché et dont le statut d'intermédiaire est menacé. En traitant directement avec l'exportateur, les petits paysans de la coopérative déstructurent le circuit de commercialisation. La part de telles associations est encore dérisoire, mais l'initiative inquiète autant qu'elle enthousiasme.
A 950 km de route au nord de la capitale Antananarivo, la zone produit la quasi-totalité des 4 000 tonnes de cacao malgache. Ces derniers mois, le prix d'achat a doublé de façon fulgurante. La mode du cacao malgache a fait passer sa valeur au-delà des cours mondiaux et certains gros clients vont acheter ailleurs. Dans ce contexte incertain, les pionniers des coopératives et leur option qualitative tirent, jusqu'ici, leur épingle du jeu. Question d'opportunisme ou de chance : juste après sa création en novembre 2004, la coopérative Mandroso reçoit la commande d'un important exportateur de la place, Ramanandraibe Exportation (Ramaex), à la recherche urgente de 250 tonnes «bio équitables» . Vendue prête au conditionnement, la marchandise sera achetée un tiers de plus que le prix du marché local. «Les paysans étaient dans leur droit. J'ai réussi à me convaincre qu'ils pouvaient représenter une source d'approvisionnement fiable cadrant bien avec notre nouvelle politique de qualité», explique Mamy Razakarivony, directeur de l'agence Ramaex d'Ambanja.
Les cultivateurs, qui s'arrêtaient traditionnellement à la phase d'écabossage, s'équipent pour assurer les étapes suivantes, fermentation, séchage et triage. Ils ne se précipitent plus pour refourguer leurs fèves immatures aux intermédiaires. Profitant de la structure de l'Association pour le développement agricole et artisanal du Sambirano et du soutien de l'Afdi (Agriculteurs français pour de développement international), ils s'organisent et prennent les décisions en commun.
«Etourderies». Leur cacao obtient un temps le label «bio équitable» délivré par Ecocert. Des carnets de collecte répertorient les contributions de chacun et assurent la traçabilité du produit. Les membres se démènent pour financer un animateur comptable chargé d'assurer une gestion complexe, parfois confiée à des illettrés et sujette aux «étourderies», selon Tombozara. On se fait confiance mutuellement, même si, à Ambalavelona, «ceux du lundi ne travaillent pas assez» , d'après le président, et si d'autres ont déjà été exclus.
Aujourd'hui, la coopérative, deuxième fournisseur en qualité, assure plus du quart de l'activité de Ramaex. On se presse de la rejoindre et de l'imiter. Elle est passée de 37 à 61 membres, et a fait des émules dans la région. Mais, si Mandroso a eu un temps d'avance et bénéficié d'un contexte favorable, la crise qui couve n'offre pas de garanties pour tout le monde. Alors que les prix ont doublé, la prime offerte aux coopératives ­ fixe et donc insensible à la valeur du marché ­ a perdu un peu de son attrait. L'augmentation des tarifs risque de détourner de nombreux clients du marché malgache.
Dans les nouvelles coopératives, en attente de contrat et accumulant les stocks, on peut se demander si l'on a bien fait de jouer la carte collective plutôt que de profiter du boom économique. Le nouveau système est encore fragile et la disparition des collecteurs n'est pas à l'ordre du jour. Ferdinand Jaomanomoro reste pourtant confiant car il est persuadé de connaître le secret. «L'important, c'est la qualité, c'est ça qui fait monter les prix.» 
liberation.fr ,  16, août 2006

Voyage en Lémurie

par fstadelmann @ 10:14 [ Default ]
Une faune et une flore variées, des plages paradisiaques bordées de récifs coralliens… la Grande Île ne manque pas d’atouts. Mais les infrastructures restent insuffisantes pour accueillir un nombre croissant de visiteurs.

Dotée d'un territoire vaste comme celui de la France et du Benelux réunis, habitée d'une faune endémique qui mérite à elle seule le voyage, la Grande Île peut se targuer d'avoir été particulièrement gâtée par la nature. C'est ce patrimoine hors du commun que les professionnels du tourisme veulent aujourd'hui promouvoir pour développer leurs activités. Des opérations de communication ciblées ont été réalisées en Europe à l'initiative du Groupement des opérateurs du tourisme de Madagascar (GoTo Madagascar), et le film d'animation réalisé par les studios DreamWorks devrait contribuer à la notoriété du pays.

Depuis la crise politique de 2002, la fréquentation touristique a repris une progression ascendante. Ainsi, on estime qu'au cours de l'année 2004 près de 200 000 visiteurs se sont rendus à Madagascar. Ce qui ne signifie pas que tous soient venus y faire du tourisme. Toutefois, le taux de fréquentation des infrastructures dédiées au tourisme augmente régulièrement et devrait bientôt dépasser les records enregistrés avant la crise. « Notre taux de croissance est actuellement le plus fort des pays africains de l'océan Indien, explique Sonja Ranarivelo, la présidente de GoTo Madagascar. Nous avons été épargnés par le sras [syndrome respiratoire aigu sévère], par le tsunami de décembre 2004 et par le terrorisme islamiste. C'est pourquoi cette tendance devrait se confirmer au cours des années à venir. »

Créée après les événements de 2002, cette association regroupe des professionnels du tourisme (hôteliers, restaurateurs, transporteurs aériens, tour-opérateurs, agents de voyages, etc.) qui souhaitent développer le secteur tout en améliorant la qualité des prestations. Un impératif pour atteindre les objectifs que se sont fixés les autorités : elles veulent accueillir 500 000 touristes en 2007 et même 700 000 à l'horizon 2010 (soit autant que l'île Maurice aujourd'hui), et tablent sur une croissance annuelle de 40 % des recettes générées par le tourisme. Des objectifs pour le moins ambitieux. Mais les professionnels restent dubitatifs quant à la capacité de la Grande Île à absorber à court terme cette nouvelle clientèle.

« Il est possible qu'un nombre croissant de personnes veuillent découvrir cette destination dans les mois à venir, poursuit Sonja Ranarivelo. Mais il n'est pas certain que nous puissions faire face à l'augmentation de la demande. » En matière de transport, Air Madagascar et Air France se partagent l'essentiel du trafic long-courrier avec l'Europe. Avec la compagnie Corsair, qui affrète deux vols hebdomadaires en juillet et août et un seul le reste de l'année, on compte une dizaine de vols Paris-Antananarivo par semaine, ce qui est assez peu. Alors que l'offre aérienne reste limitée, le prix du billet demeure élevé. Toutefois, Air Madagascar fait des efforts de manière épisodique. Au cours du mois de mai, le transporteur a proposé un produit promotionnel sur ses vols Paris-Tana avec un billet offert pour chaque billet acheté : l'offre a remporté un certain succès.

Principal opérateur du réseau intérieur, la compagnie propose environ 500 000 sièges au trafic domestique. Mais, là encore, la demande serait supérieure à l'offre d'environ 15 %.

Autre goulet d'étranglement, l'hébergement. Le nombre d'infrastructures de standing international reste réduit. Selon une enquête menée en 2003 par le ministère du Tourisme, la capacité d'accueil de Madagascar est évaluée à quelque 9 000 chambres réparties sur 750 établissements hôteliers (dont le tiers est situé dans la capitale). Toutefois, cette situation pourrait bien évoluer rapidement puisque des opérateurs étrangers semblent vouloir investir sur la Grande Île. Après le groupe sud-africain Legacy Hotels & Resorts, qui annonce l'ouverture d'un hôtel de classe internationale de 120 chambres dans la capitale, le groupe français Accor pourrait bien prendre prochainement position. Son projet d'origine prévoit la construction de quatre à cinq établissements dans la capitale et en province, notamment Tamatave et Majunga. À Antananarivo, le groupe envisage aussi la construction d'un Novotel. Quant au groupe Colbert, propriétaire de l'hôtel du même nom à Tana, il vient d'ouvrir un établissement haut de gamme à Diego-Suarez, dans le nord du pays.

Bref, Madagascar suscite un certain intérêt, mais il faudra encore du temps avant que les équipements permettent de recevoir des visiteurs en plus grand nombre. À l'heure actuelle, les principaux produits touristiques malgaches affichent presque complet. Le best-seller du moment - le circuit qui suit la route nationale 7 de Tana à Tuléar via la ville thermale d'Antsirabé et le massif de l'Isalo - connaît un succès croissant. Autres destinations, les parcs naturels et aires protégées, où l'on peut approcher les fameux lémuriens : de la réserve d'Andasibé au parc de la montagne d'Ambre (près de Diego-Suarez) en passant par la réserve de Berenty (près de Fort-Dauphin), les mystérieux primates attirent des curieux des quatre coins du monde. Enfin, les sites balnéaires et leurs chapelets de plages paradisiaques, bordées de récifs coralliens. Dans cette catégorie, l'archipel de Nosy-Be détient la palme des destinations de la Grande Île, surtout depuis l'ouverture du Vanta Club, doté d'une capacité de 220 chambres. Plus discrète, l'île de Sainte-Marie, située sur la côte orientale, est également très prisée des amis des cétacés. Chaque année en juillet-août, plusieurs centaines de personnes viennent observer le ballet des baleines à bosse qui remontent de l'Antarctique pour venir mettre bas dans les eaux tièdes de l'océan Indien. Là encore, l'île affiche très vite complet. Et pourtant, le spectacle est inoubliable, et le frisson garanti...

Jeuneafrique.com 17 juillet 2005


2006-05-19

Madagascar cherche à séduire les entreprises françaises

par fstadelmann @ 20:39 [ Default ]
En visite à Paris, le Premier ministre malgache, Jacques Sylla, a cherché, hier, à séduire les investisseurs français en vantant les opportunités dans plusieurs secteurs de la Grande Ile.

« Je suis ravi d'être parmi vous », a lancé Jacques Sylla. Deux ans après une première rencontre avec les hommes d'affaires français, le Premier ministre malgache était, hier, à Paris pour leur présenter les changements en cours dans son pays et convaincre les récalcitrants d'investir dans la Grande Ile (lire « Les Echos » d'hier), alors que les opportunités dans les secteurs agroalimentaire, touristique, minier sont très importants. Exxon, Rio Tinto et Dynatec-Sumitomo ont ou s'apprêtent d'ailleurs à se lancer à l'assaut des fabuleuses ressources naturelles que recèle Madagascar.

Après l'accession tumultueuse à la présidence, en 2002, de Marc Ravalomanana, candidat aux élections du 3 décembre prochain, « l'heure est au bilan et plus simplement aux projets », a affirmé Jacques Sylla. Ce bilan est « honorable », a-t-il dit, même si l'envolée des cours pétroliers « est un obstacle à une expansion plus rapide que celle que nous aurions souhaitée ». La croissance a été de 4,6 % en 2005, contre 5,3 % en 2004. Une baisse attribuable aux problèmes d'alimentation en électricité. Pour remédier aux défaillances de la Jirama, l'entreprise publique d'eau et d'électricité, le gouvernement a d'ailleurs récemment annoncé son souhait de conclure un contrat d'affermage avec un opérateur étranger. Cela à défaut d'un véritable contrat de concession.

Au chapitre des changements mis en avant par le Premier ministre : la confiance retrouvée de la communauté internationale. Cela a notamment permis à Madagascar d'obtenir, en octobre 2004, le feu vert pour une importante annulation de sa dette extérieure. C'est une bouffée d'oxygène bienvenue pour ce pays qui ne s'est pas totalement remis de la double crise politique et économique de 2002 et qui vise un taux de croissance de 10 % en 2012.

Réforme foncière
Le pays a également initié une politique de décentralisation pour que « notre pays soit effectivement géré », un « dialogue plus effectif avec le secteur privé » et une politique de lutte contre la corruption « qui commence à porter certains fruits », a fait valoir le Premier ministre. Quelques minutes plus tôt, Harison Edmond Randriarimanana, le ministre de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche s'était longuement penché sur la réforme foncière. Un point particulièrement sensible alors que les difficultés d'accès au foncier, avec la justice et les tracasseries administratives, rebutent plus d'un investisseur potentiel.

Jacques Sylla, enfin, a beaucoup insisté sur la politique de développement des infrastructures, qu'elles soient routières ou de télécommunications. Cela « au bénéfice des activités économiques », a-t-il ponctué en réponse aux détracteurs de la politique menée par le gouvernement et selon lesquels la Grande Ile n'enregistre aucun recul de la pauvreté. Ce qui est faux, s'est défendu le Premier ministre, affirmant que cette pauvreté recule en milieu rural, où vivent 70 % de la population malgache.

mai 2006

2006-05-01

Infrastructures hotelieres : 40% des réservations des tour-opérators non satisfaites

par fstadelmann @ 00:44 [ Default ]
Atteindre le chiffre de 500 000 touristes en 2007 sera possible si les investisseurs viennent dans le pays.

Comment répondre aux demandes des touristes désirant venir dans la Grande Ile pendant la prochaine haute saison ? C'est la question que se posent bon nombre d'opérateurs touristiques, à neuf semaines de l'arrivée de la fameuse haute saison touristique.

D'après les informations obtenues auprès des professionnels du secteur, 30 à 40% des réservations d'hôtels, qu'ils ont effectuées, il y a plusieurs semaines de cela, ne sont pas jusqu'à présent satisfaites. L'on indique alors dans le milieu que c'est surtout la destination du Grand Sud et en partie Nosy Be, qui sont concernées par ce problème.

Insuffisants
«Ce problème d'infrastructures hôtelières, nous l'avons toujours soulevé mais il reste sans solution», un responsable de Tour Operator de déplorer. Certes, note-t-il, il y a des efforts entrepris par le secteur privé mais ceux-ci restent insuffisants. En effet, les dernières statistiques officielles du ministère du Tourisme et de la Culture, indiquent que la destination comptait en 2005 quelque 932 hôtels offrant 10 847 chambres. Cela paraît beaucoup mais les opérateurs persistent et signent qu'ils ne trouvent plus de chambres libres pour leurs clients qui devront venir en juillet et en août. Ce qui est dommage, révèle un organisateur de voyages, est que beaucoup d'opérateurs ont réservé longtemps en avance un certain nombre de chambres sans savoir si leurs clients vont confirmer ou décommander.

Ce n'est plus le chikungunya qui inquiète les opérateurs, malgré des annulations de réservations enregistrées suite à l'annonce de l'épidémie mais leur frustration trouve son origine dans l'insuffisance d'infrastructures d'accueil dans le pays. «Cette épidémie causera surtout des problèmes à la partie Est de Madagascar», un opérateur de noter, en ajoutant que les grands axes touristiques, tel le Sud, ne sont pas touchés par cette maladie.

AllAfrica.com 20 Avril 2006

Or : près de 200 bijoutiers malgaches en cessation d'activité

par fstadelmann @ 00:41 [ Default ]
Les chercheurs d'or exercent maintenant par voie de journaux. L'or à 9 ou 12 carats est en passe d'être accepté officiellement.

Les temps sont durs même chez les bijoutiers. Selon le Président de l'Association des Bijoutiers, Lapidaires et Exploitants Miniers de Madagascar (Ablem) Rina Télésphore, 35% des bijoutiers artisans malgaches de la capitale ont cessé leurs activités. « Près de 200 bijoutiers artisans ont choisi d'exercer d'autres activités plutôt que poursuivre dans la bijouterie», devait déclarer avec beaucoup de regret Rina Télésphore qui ajoute que même les opérateurs étrangers se désintéressent de cette filière.

Rare
Selon les explications du président de l'Ablem, cette situation est due à une raréfaction de la matière première, c'est à dire l'or. Ce qui entraîne une augmentation des prix de celui-ci. L'on apprend alors de cet opérateur que la matière première revient au bijoutier à 43000 Ariary (215 000 Fmg). «Je ne parle plus du prix que l'on doit proposer aux clients », Rina Télésphore d'affirmer et d'ajouter : «Peu de bijoutier (sinon aucun) peut se payer l'or à ce prix». Encore moins les clients qui doivent débourser plus pour un gramme d'or.

Mais pour ce bijoutier, la filière est victime d'une fausse pénurie d'or. Il argue alors que, d'une part, les opérateurs, du fait de ce coût trop élevé ne peuvent pas se procurer de matière première et d'autre part, les clients n'achètent pratiquement plus de bijoux, ceux-ci coûtant extrêmement cher. «De ce fait, il devrait y avoir un excédent d'or sur le marché», l'opérateur de conclure. Mais il semble que c'est loin d'être le cas. Rina Télésphore de déclarer que l'or disparaît du circuit légal dès son départ des sites d'exploitation. Ceci dit, des opérateurs agissent toujours dans l'ombre dans cette filière, échappant depuis toujours à tout contrôle administratif et l'on indique que les spéculateurs s'y font également des profits.

Structures
Seule solution à ce problème, l'établissement d'un contrôle strict de la production d'or dans les sites d'extraction. Pour ce, Rina Télésphore insiste sur la mise en place de l'agence de l'or dans le meilleur délai. «Cette structure est prévue dans le code minier», précise-t-il. «Les richesses souterraines passent sous le tunnel et il est temps d'arrêter cette hémorragie», conclut le Président de l'Ablem.

AllAfrica.com 26 Avril 2006

Climat des Affaires à Madagascar

par fstadelmann @ 00:39 [ Default ]
L'insécurité, un phènomène à voir de près
Madagascar a besoin d'investissements locaux et étrangers pour son développement économique. Dans ce cadre, plusieurs réformes ont été réalisées notamment dans les domaines fiscal et foncier afin de faciliter leur implantation. Cependant, selon les données de la Banque Mondiale recueillis du rapport « Doing Business 2006 » : créer des emplois, Madagascar a encore beaucoup d'efforts à faire. En effet, les réformes adoptées n'ont pas toujours été favorables à l'activité économique. L'augmentation du capital initial requis pour la création d'une entreprise à 5350 dollars EU pourrait constituer un blocage. Mis à part, les coûts financiers, les investisseurs tiennent compte de plusieurs autres facteurs, entre autres, la stabilité politique, la sécurité et les infrastructures.
D'après la notation donnée par la Banque mondiale, Madagascar se trouve encore mal placé par rapport à beaucoup d'autres pays comme le Kenya , l'Ile Maurice. Il est au rang 131 ème sur 155 pays .

L’insécurité règne
Outre l'insuffisance en infrastructures, l'insécurité subsiste. Pas plus tard que samedi, vers une heure du matin, la voiture qui a conduit le Président directeur Général de la société Elter, de passage à Madagascar, a été attaquée à Isoraka. Rappelons que la société Elter s'est vu attribué la réhabilitation de la route nationale 12. En effet, un jeune homme a lancé la pierre en direction du pare-brise du véhicule et a été arrêté par les gardes et quelques personnes qui ont assisté à la scène. Suite à son arrestation, le coupable s'est déclaré mineur et s'est comporté comme un malade psychatrique. Si l'on ne tenait qu'à la foule, le jeune homme aurait pû être fortement blessé mais les gardes et le chauffeur l'ont protégé et l'ont conduit au commissariat de police à Tsaralalàna. Les enquêtes ont aussitôt débuté après les consultations à l'hôpital, suite auxquelles il a été mené devant la justice et a fini dans la journée à la prison d'Antanimora.

Cette situation, bien qu'elle n' a pas eu des conséquences matérielles graves, présente des images très négatives pour le climat des investissements à Madagascar. La question quand même se pose si c’était par pur hasard que ce jeune homme fut tombé contre un hôte aussi important ?
Toujous est-il qu’on doit montrer un peu plus de savoir-vivre.

Madagascar Tribune, 24/04/06 - Lanto

Anjozorobe-Angavo : nouvelle aire protégée accessible vers la fin mai

par fstadelmann @ 00:36 [ Default ]
Les lémuriens de couleur noire et les rats herbivores sont parmi les espèces endémiques de ce site.

Pour un tourisme à gestion communautaire. C'est dans ce cadre que la nouvelle aire protégée d'Anjozorobe-Angavo, d'une surface de 52.200ha, sous la gérance de l'association Fanamby, a été lancée.

Ce site touristique formant le corridor forestier de plus de 100km, touche deux régions, Analamanga et Alaotra-Mangoro. Il sera ouvert aux touristes, nationaux et étrangers, vers la fin mai, a déclaré Harison Vonjy, directeur de l'ONG Fanamby. Une piste rurale d'une longueur de près de 10km a déjà été aménagée pour faciliter l'accès vers le site, même par des voitures légères, et ce, à proximité de la route nationale.

Cette nouvelle aire protégée sera classée en catégorie 5, dite un paysage harmonieux protégé. L'interaction harmonieuse entre l'homme et la nature sera maintenue, tandis que les habitats dégradés devraient être restaurés. En effet, lors du dernier inventaire réalisé par l'ONG Fanamby via un traitement d'image satéllitaire, 20.000 ha de forêts ont disparu en 4 ans, et ce, en raison du défrichement. Le site d'Anjozorobe pourrait être également classé en catégorie 2, dite parc naturel, visant à protéger l'éco-système à des fins récréatives.

Avec l'existence d'un Doany à l'intérieur du site, il pourrait aussi être labellisé en catégorie 3, ou monument naturel. En outre, il dispose de près de 550 espèces floristiques dont 70 d'entre elles constituent des variétés d'orchidées, sans parler des différentes plantes à vertu médicinale. Quant à sa faune, six espèces de lémuriens, 70 espèces d'oiseaux et 41 espèces de reptiles font entre autres sa réputation.

L'ONG Fanamby appuie la population riveraine dans la mise en place d'une infrastructure d'accueil, qui sera instaurée suivant le type d'habitation traditionnelle sur place, respectant les normes d'hygiène. Elle sera gérée par cette population elle-même. D'où le concept de tourisme à gestion communautaire. Un groupe de personnes issu du village travaillera bénévolement pour lutter contre toute exploitation illicite ou feux de brousse.

AllAfrica.com , 28 Avril 2006

MADAGASCAR : L'ÎLE MYSTÉRIEUSE

par fstadelmann @ 00:33 [ Default ]
Naturellement !
Madagascar n'a pas de pétrole. Ni aucune autre matière première susceptible de l'enrichir à brève échéance. Vu sa situation géographique excentrée, la Grande Île n'a pas non plus l'espoir de jouer un rôle diplomatique majeur qui lui permette de se faire entendre dans le concert des nations. Alors, sur quel atout le pays pourrait-il miser pour mobiliser les ressources nécessaires à son développement ?
Île-continent vaste de 587 000 kilomètres carrés, Madagascar héberge une exceptionnelle biodiversité. Isolé du monde pendant quatre-vingts millions d'années et colonisé par l'homme il y a seulement deux mille ans, cet éden sans équivalent dispose d'une faune et d'une flore à couper le souffle. Bien sûr, nombre d'espèces endémiques ont déjà disparu, victimes de la chasse ou des feux de forêt. Et l'époque où l'on pouvait croiser des autruches géantes (aepyornis) ou des lémuriens grands comme des gorilles est bel et bien révolue. Mais les divers écosystèmes malgaches revêtent encore une originalité que peu de gens connaissent.

Le dernier film d'animation produit par le studio américain DreamWorks, le maître du genre, contribuera sans doute à la notoriété du bestiaire insulaire. Les autorités malgaches comptent bien sur ce long-métrage pour populariser l'image de leur île. D'ailleurs, dans les salles obscures de New York ou de Paris, Madagascar a surpassé depuis longtemps le dernier épisode de La Guerre des étoiles au box-office. Mais au-delà des images de synthèse, la biodiversité malgache compte d'ardents défenseurs qui pensent que les lémuriens, les caméléons et les orchidées constituent un patrimoine qu'il convient à la fois de protéger et de valoriser.

Ainsi, sur l'île de Sainte-Marie, des centaines de personnes convergent chaque année en juillet pour observer le ballet des baleines à bosse. À travers l'association Megaptera, ces amoureux de la nature sont désormais nombreux à militer pour la défense des cétacés, s'opposant inlassablement aux pays qui réclament, chaque année, la réouverture de la chasse commerciale auprès de la Commission baleinière internationale. Tout en développant un tourisme écologique qui assure à la fois un revenu à la population locale et la tranquillité nécessaire aux ébats amoureux de ces mammifères marins.

Sur la terre ferme, de nombreuses ONG s'activent à travers le pays. Parmi elles, Conservation International s'implique dans l'initiative « Madagascar naturellement ! », qui a pour but de tripler la superficie des aires protégées. Fixé par le chef de l'État Marc Ravalomanana, lors du congrès mondial sur les parcs nationaux à Durban en septembre 2003, l'objectif de consacrer 10 % du territoire national à la protection de la nature n'a rien d'un voeu pieux. Sur cette terre partiellement vierge, où tant d'espèces animales et végétales restent à découvrir, il s'agit moins de créer des sanctuaires que de faire de la nature un spectacle qui soit source de revenus pour la population tout en garantissant la pérennité des espèces représentées. Madagascar est dépositaire d'un superbe échantillon du patrimoine de l'humanité. À charge pour elle d'en prendre soin. Et d'en tirer parti.
Jeune Afrique 17 juillet 2005 - par PAR JEAN-DOMINIQUE GESLIN


2006-03-23

Madagascar top

par fstadelmann @ 11:29 [ Default ]
Lieber Eugen als Hollywood

Schweizer gehen nicht mehr so oft ins Kino. Tun sies doch, dann ziehen sie je länger je mehr den heimischen Film der übermächtigen Konkurrenz aus Hollywood vor.

Die Schweizer Kinos verzeichneten mit etwas mehr als 15,4 Millionen verkauften Kinoeintritten 12,8 Prozent weniger Besucherinnen und Besucher als im Vorjahr. Trotz diesem insgesamt markanten Rückgang konnte der Schweizer Film mit 915’155 Kinogängern seinen Marktanteil auf 5,9 Prozent verdoppeln, wie dem Jahresbericht von ProCinema zu entnehmen ist.

Kassenschlager Eugen
Dieser Zustrom katapultierte auch Michael Steiners Buchverfilmung «Mein Name ist Eugen» auf Platz drei der Jahresrangliste. Der Schweizer Dokumentarfilm blieb mit einem Anteil von 18 Prozent am Schweizer Film um gut die Hälfte hinter seinen Vorjahresergebnissen zurück. Drei Dokumentarfilme erreichten gemäss ProCinema mehr als 10’000 Eintritte.

Madagascar top
Angeführt wird die Rangliste der meist gesehenen Filme vom Animationsfilm «Madagascar», den mit 686’027 Eintritten fast zehn Prozent der Schweizer Wohnbevölkerung sahen. Auf Platz zwei folgt die vierte Harry-Potter-Verfilmung «The Goblet of Fire» mit 612’929 Besucherinnen und Besuchern. Nach «Mein Name ist Eugen» belegen US-Produktionen die sieben nächsten Plätze.

Europa besser vertreten
Während das Europäische Kino dank Produktionen aus England, Frankreich und Deutschland seinen Marktanteil um sechs Punkte auf gut 28 Prozent ausbauen konnte, ging der US-Anteil 2005 um mehr als zehn Prozentpunkte auf 58,7 Prozent Marktanteil zurück.
Insgesamt flimmerten 1531 Filme, davon 466 Premieren, über Schweizer Leinwände, was gemäss ProCinema dem Stand der Vorjahre entspricht.

Tagesanzeiger23. März 2006

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